Photo ci dessus : "Aaaaaaaaaaaaarrrrh !"
Le joli mois de mars... retour à la douceur printanière, joie des jours nouveaux, grandeurs des... examens de fin d'année.
Les TPE. Connaissez vous ? Le nôtre parle bien évidemment de cinéma ! (what else ?) Réalisé par vos deux serviteurs et leur ami Richard, la guerre d'Algérie au cinéma en est le thème. Here we are, so, enjoy the work !
Introduction
L'Homme a de tous temps raconté son histoire à travers l'Art, que ce soit par la peinture, le chant ou la littérature. Raconter l'Histoire c'est révéler être quelque chose de nécessaire, important et capital pour la mémoire collective, pour l'émancipation de l'âme humaine.
Si l'Histoire écrite trouve ses sources dans l'œuvre d'Hérodote, l'on peut situer la naissance l'Histoire par l'Image à la Préhistoire, où les individus dessinaient leur quotidien sur les parois de grottes. Parsemant l'Art depuis l'ère antique, les thèmes historiques n'ont pu trouver un support visuel réellement accessible à tous qu'à partir de la fin du XIXe siècle et de l'avènement du Cinématographe des frères Lumière.
Depuis lors, le film historique est devenu un des genres les plus prisés du 7e Art, laissant une grande place aux métrages traitant de la Guerre. Dans les guerres représentées au Cinéma, la Guerre d'Algérie n'a pas eu la part belle : honte nationale, les films s'étant risqués sur les écrans français ont la plupart du temps sombré dans l'oubli ou été censurés. Quel héritage cinématographique nous a donc laissé cette guerre ? C'est ce que nous allons tenter de savoir en nous penchant sur trois films clés consacrés à cette période : La Bataille d'Alger (film de Gillo Pontecorvo, 1965), L'honneur d'un Capitaine (film de Pierre Schoendoerffer, 1982) et L'ennemi intime (Film de Florent Siri, 2007) ; tous trois traités différemment, ils nous offrent donc une vision large et souvent impartiale de ce qu'a été cette période de conflit.
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Rappel historique de la guerre d'Algérie
Sous domination française depuis 1830, l'Algérie devient département français en 1848, et occupe une place à part dans le cœur des français : sa proximité, son occidentalisation, sa francophonisation en font une des fiertés du pays, si bien que, malgré plusieurs révoltes et notamment celle de 1871, il est impensable pour une majorité de français de se séparer de ce territoire.
Du côté algérien, la tendance est majoritairement contraire. Plusieurs tentatives de révoltes n'aboutissent à rien. Dès les années 1930, les inégalités sociales et économiques entre Pieds Noirs et ceux qui sont qualifiés de « Français Musulmans » se font de plus en plus sentir. Le massacre de Sétif, en 1945 est une des manifestations violentes de ce fossé social, et se traduit par l'exécution de pieds noirs par des nationalistes musulmans.
En 1954, les tensions, toujours plus importantes, aboutissent à l'embrasement du pays et aux prémices de la Guerre d' Algérie. Le 1er novembre est appelé « Toussaint Sanglante (ou Rouge) » en raison de la vague d'attentats qui frappe l'Algérie. Les hommes politiques français se refusent à envisager une quelconque indépendance. « L'Algérie, c'est la France » clame Mitterrand. Mais dès Décembre 1954, des colonnes de blindés de l'armée française déferlent dans les Aurès, et ce afin de réprimer les nationalistes : la Guerre d'Algérie commence.
L'année suivante, débute en Algérie une campagne de « pacification » à laquelle le Front de Libération Nationale (Le FLN) répond par de sanglantes offensives (notamment dans le Constantinois), violemment réprimandée par le Gouvernât Général. A la fin de l'année 55, l'Etat d'Urgence est décrété. La même année, les Sections Administratives Spécialisées (SAS) sont créées. Elles ont pour but d'apporter une stabilité sociale dans les villages algériens, et ont une vocation quasi humanitaire.
Malgré l'indépendance des protectorats français, l'Algérie reste source de tensions et son indépendance est, du fait de son statut de département, encore et toujours inenvisageable pour l'autorité métropolitaine, tant et si bien que la présence militaire française s'accentue sur tout le territoire. Durant toute l'année 1956, le FLN étend son influence, s'organise et crée son ALN. Après le congrès d'Août, l'Armée de Libération exécute ses premiers actes terroristes à Alger.
1957 est l'année la plus représentative de la résistance Algérienne en faveur de l'indépendance du pays. C'est la Bataille d'Alger, qui se traduit par des actes terroristes, poussant le Général Massu à exercer son autorité à travers l'Opération Nettoyage de la Casbah, qui se finira 10 mois plus tard, après diverses grèves, actes de torture militaires, massacres algériens, et par la disparition de 3024 citoyens franco-algériens...
L'année 58 poursuit la logique entamée par l'année 57 : répression, actes de résistances, massacres... Pour tenter de répondre à la situation de crise en Algérie, De Gaulle est appelé. Venant constater les faits sur place, il prononce un de ses plus célèbres discours, le fameux « Je vous ai compris ». Il est quelques mois plus tard élu premier président de la Vème République, accompagnée d'un gouvernement stabilisateur, créé afin de construire une action durable en Algérie
Jusqu'en 1961, la guerre poursuit son cours. Constatant l'impasse dans laquelle s'engouffre la France avec la crise algérienne, De Gaulle entame les réformes pour faire de l'Algérie une nation indépendante. Ainsi, le référendum sur l'autodétermination est massivement approuvé, tant en métropole qu'en Algérie. Les pourparlers d'Evian s'ouvrent, et à Paris, les voix du peuple s'expriment de plus en plus fermement pour l'indépendance de l'Algérie.
Après de multiples attentats commis par l'OAS, l'Organisation Armée Secrète française, un référendum est proposé aux Algériens en juillet 1962 : l'indépendance est votée à 99,72% en Algérie.
Cette lutte de 7 ans a donc pu aboutir à la création du premier gouvernement algérien présidé par Ben Balla. En octobre de la même année, l'Algérie devient le 109eme membre de l'ONU.
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Une vision étrangère du conflit : La Bataille d'Alger, ou la critique par l'objectivité
Parmi les visions critiques de la guerre d'Algérie, la Bataille d'Alger, film de l'italien Gillo Pontecorvo, réalisé en 1965, est certainement la plus connue car considérée comme la meilleure par le public connaisseur en la matière. Il fut produit par Saadi Yacef, chef de file du FLN, qui joue d'ailleurs son propre rôle dans le film.
L'histoire se résume ainsi : le 7 octobre 1957, les parachutistes du Colonel Mathieu investissent la Casbah d'Alger pour s'emparer d'Ali la Pointe, petit délinquant devenu chef guérillero du FLN. S'ensuit alors la description des actes de l'ALN à Alger sur les 10 derniers mois.
Primé à la Mostra de Venise 1966, La Bataille d'Alger connut beaucoup d'ennuis en France, où la droite lui reprocha son parti pris pour le FLN. Censuré jusqu'en 1970 en France (et d'ailleurs mis au rencard par les distributeurs dès les premiers jours), le film ressortit triomphalement lors de sa projection à Cannes en 2004. Ses qualités furent vantées : véracité historique prouvée, partialité avérée mais rencardée en arrière plan... D'un point de vue purement artistique, il s'agit d'un grand film, au visuel éblouissant, au propos humaniste logique et à la mise en scène loin d'être scolaire. Il s'agit en effet d'un des premiers films réalisés « façon reportage », caméra à l'épaule et casting non professionnel dirigé d'une main de maître.
La Bataille d'Alger, est une des œuvres les plus intéressantes que la guerre d'Algérie ait provoqué. Il s'agit là d'un des projets les plus accessibles au public occidental, mais offrant une vision pénétrante, pénible et complexe sur la guerre à outrance des parachutistes français contre les réseaux de terrorisme urbain Algérois en 1956 et 1957. Ce film, malgré son parti pris évident pour la liberté du pays, et se tournant donc rationnellement vers le point de vue du FLN, fait malgré tout preuve d'objectivité et de logique artistique.
Objectivité car ce film, bien que produit par Yacef Saadi, membre du FLN, nous offre une vision impartiale de l'épisode et des protagonistes : l'antécédent de délinquant du héros du film (Ali Lapointe) est clairement présenté, et son passé de proxénète est fortement suggéré. Ce personnage est distinctement montré comme un homme d'action et pas du tout comme un intellectuel. Son côté romantique transparaît principalement dans sa volonté de lutter sans concession (il est contre l'arrêt des attentats pendant la grève générale) et surtout par son sacrifice final, préférant la mort plutôt que la honte de la capture. Son courage, ainsi que celui de beaucoup de combattants algériens morts pour leur cause, sera salué par Massu.
Les attentats du FLN sont bien présentés comme des actes de terreur : assassinats de gendarmes et de policiers d'apparences tout à fait paisibles, scène des attentats à la bombe dans le bar, la discothèque et l'agence air France, où la caméra s'attarde longuement sur les victimes avant l'explosion : des gens tout à fait normaux, des enfants, des bébés, y compris des arabes. Après l'explosion, le calvaire des victimes est également abondamment présenté (amplifié par le fait que quelques minutes auparavant ceux-ci étaient tranquillement en train de danser ou de boire un verre).
Ce film fait aussi preuve de logique artistique à partir du moment ou l'on estime que le but premier de l'art est celui de militer pour la liberté. Le fait que Gillo Pontecorvo se soit penché sur le sort d'un peuple ne demandant qu'à disposer de lui même, et plus précisément sur l'évolution dans un délai restreint de la principale organisation revendicatrice, devient ainsi un acte citoyen et artistique.
En résumé, ce film offre une vision anti manichéiste d'un événement lié à la guerre d'Algérie et loin d'être choisi de manière anodine : il s'agit d'un conflit représentatif car en presque tous points schématiquement comparable à la guerre d'Algérie dans sa globalité, si ce n'est dans la finalité de la chose. Pontecorvo livre ainsi une leçon d'histoire, simple, sans prétention. Il réussit à faire exploser les enjeux de son script dans un montage particulièrement bien dosé et, grâce à un noir et blanc traité admirablement, il donne à son métrage une ambiance polar qui offre au grand public la possibilité d'accéder à son film aisément, tout en prenant un plaisir certain tant le spectacle est grandiose.
La Bataille d'Alger a donc le mérite d'être didactique et inédit car il s'agit d'un des rares films ou le point de vue Algérien est traité avec autant de proximité. De plus, ce film remplit avec brio son rôle de pure œuvre d'art cinématographique. Pontecorvo arrive à concilier grand spectacle et réflexion historico psychologique avec une classe admirable. Ce métrage a fait de lui un des plus grands réalisateurs européens de son époque.
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L'honneur d'un Capitaine est un film de Pierre Schoendoerffer, considéré par bon nombre d'historiens comme l'Historien du paysage cinématographique français. Militaire engagé, traumatisé par la guerre d'indépendance en Indochine, son œuvre se constituera majoritairement « d'autofictions » filmiques militaires. Il a à son compte
Le Crabe Tambour,
la 317e Section (cité, à partir de 1991, comme le Platoon de l'Indochine),
Diên Biên Phu...
Dans ce « téléfilm » (appelé ainsi car financé par TF1, et tout d'abord destiné au petit écran), l'honneur de feu le Capitaine Caron est mis en cause lors d'un débat télévisé, où un sociologue affirme la cruauté de cet homme, ayant, selon lui, torturé et exécuté sommairement des arabes alors qu'il commandait un fort du Nord Constantinois. Sa veuve, scandalisée, intente un procès au présumé diffamateur afin de réhabiliter l'honneur de son mari.
Le spectateur suit donc – face à l'apathie des uns et à l'hostilité des autres – les tribulations de la femme de Caron (Nicole Garcia), à la recherche du passé d'un mari inconnu. On y découvre le passé du Capitaine : résistant en Haute Savoie, prisonnier de guerre en Indochine, puis Capitaine en Algérie. Schoendoerffer offre un processus d'identification pour son public, faisant de ses personnages des héros charismatiques, offrant dès le début du film un point de vue à cette histoire. La deuxième – et la plus large – partie du film est consacrée au tribunal : l'honneur militaire et le suspense des échanges de témoins devant une assemblée – technique classique mais admirablement gérée (car mise en scène et interprétée avec justesse et sans complaisance)– permettent d'aborder les questions éthiques et politiques propre à cette guerre. L'on y découvre une autre facette de Caron : celle de l'homme ne comprenant pas le but de la guerre, et surtout de cette guerre. Sa dernière lettre, reçue après sa mort, fait état d'un officier de métier dans l'armée de cette France qui n'a pas su gérer sa décolonisation et, par conséquent, est resté cramponnée à ses territoires d'outre-mer :
« La république nous a abandonnées... J'ai fait tout ce qu'un soldat peut faire. Et pour le reste, je ferai ce que je peux »Et qu'a-t-il fait au juste ? Torturé ? Commandé l'exécution sommaire d'Algériens suspects (la fameuse « corvée de bois ») ? Comme le souligne l'un des protagonistes du tribunal :
« Les premiers responsables de cette guerre sont ceux qui ont entraîné la nation dans cette guerre injuste qui ne pouvait qu'engendrer de tels excès ».Ce procès, véritable pivot de l'action et du film, permet des retours en arrière où la vie de Caron est analysée, observée. C'est surtout son comportement qui est mis en valeur, et à travers son comportement métonymique, celui de la France. Il s'agit de s'approcher au plus près de la période de commandement du capitaine Caron, marquée par des affrontements violents, tortures et autres exactions. C'est donc ce qui est présenté de façon réaliste à l'écran : traque , accrochages, renseignement, représailles... C'est la complexité de ce cas d'école, et donc de la guerre toute entière, qui est soulignée au fil des dernier jours du Capitaine.
Les deux lectures de la vie de Caron sont proposées par les deux avocats (Georges Wilson et Charles Denner). C'est la difficulté sinon l'impossibilité du jugement définitifs que souligne Schoendoerffer dans la séquence des discours de clôture : il stagne une ambiguïté étonnante à la fin de ce film. Il n'y a pas de solution définitive au jugement de Caron, et donc de l'Armée.
« Nous sommes dans la tragédie. Et dans la tragédie, les deux adversaires pèsent le même poids. La guerre d'Algérie est une tragédie. C'est sa grandeur. Et son horreur ».C'est avec réalisme que Schoendoerffer regarde la Guerre d'Algérie, avec constance et sans complaisance, en témoin fidèle des vicissitudes des victimes militaires de cette énorme confusion historique.
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L'ennemi Intime est un film de Florent Siri, sorti en Octobre 2007.
L'histoire se résume ainsi : Algérie, 1959. Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.
Bien qu'il n'ait pas obtenu le succès escompté,
L'ennemi Intime a indubitablement marqué les esprits. Si l'on pouvait reprocher à Florent Siri d'être trop cantonné aux films de « siège » (
Nid de Guêpes et
Otage), il trouve ici un sujet idéal pour changer d'orientation, mais sûrement pas d'approche. Le réalisateur, toujours très à l'aise lorsqu'il s'agit de faire éclater l'unité d'un groupe pour sonder l'âme des individus, investit le genre du film de guerre avec une aisance déconcertante.
A la différence près que s'il désire ici dépeindre des faits réels, il doit d'abord donner à un conflit sanglant des images dont il a longtemps été expurgé. Dans de telles conditions, il eût été facile de verser dans l'excès, d'appuyer la démonstration et le propos du film et de pointer du doigt tel ou tel camp. Très peu pour Florent Siri, qui s'attache avant tout (comme dans ses deux précédents films) à décrire la progression d'un être torturé, et son cheminement «vers la lumière ».
Le Soldat Terrien (Benoît Magimel), principal protagoniste du récit, permet à Siri de varier les points de vue, tant il est constamment en conflit avec ses supérieurs et ses collègues, sans jamais verser dans la caricature.
Cela étant posé, Siri peut attaquer la partie la plus délicate de l'édifice : savoir ce qu'il faut montrer ou éluder, et comment le faire.
La séquence d'ouverture, un superbe travelling au dessus des montagnes Kabyles, donne le ton du film, à la fois réaliste et esthétique. Réaliste car les décors naturels qu'investit Siri représentent toujours une menace latente, et que sa manière de dépeindre les évènements est affranchie de l'élégance dantesque de ses précédents travaux :
L'ennemi Intime est sans fioritures et va droit à l'essentiel lorsqu'il s'agit de dépeindre des faits aussi édifiants que l'utilisation du Napalm pour contrer une offensive des fellaghas, ou les tortures pratiquées sur l'ennemi par des soldats en perte de repères
Esthétique ensuite, car, s'il reste brut de décoffrage, le film se pare d'une lumière crépusculaire qui magnifie chaque séquence sans jamais virer à l'esbroufe. Bien au contraire : les partis pris visuels du réalisateur amplifient encore l'émotion du film, et rendent palpable le sentiment d'incompréhension du héros au fur et à mesure que l'intrigue progresse. Ce qui ne signifie pas que ce dernier ne commette pas d'exactions « au nom de l'Armée Française ». Gangrené par la peur, il sombrera peu à peu du côté des officiers les moins délicats, et ne manquera pas de commettre une erreur de jugement qui, à long terme, lui sera fatale.
Siri signe donc un film humain, abouti et tout simplement réussi sur le quotidien d'un soldat en Algérie, reprenant ainsi une thématique propre à des films de guerre classiques tels que
Platoon ou
R.A.S : celle de la perte de l'innocence dans la guerre.
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Conclusion
Ces 3 films nous offrent une vision large mais représentative de ce qu'ont été ces 7 ans de Guerre : pour les Algériens, il s'agit d'une lutte pour l'indépendance, contre l'oppresseur français. Pour les français, ce conflit s'est très rapidement transformé en une honte nationale, car il n'était pas nécessaire.
Ces 3 œuvres, aussi variées les unes que les autres, ont en commun d'appeler au devoir de mémoire, et sont nées principalement pour ne pas oublier ce qui s'est passé en Algérie entre 1954 et 1962 : une guerre trop coûteuse, inutile et qui n'a apporté que ruine des deux côtés de la Méditerranée. C'est pour que l'on se souvienne de cela, des victimes de ce conflit, que des réalisateurs aussi talentueux que Schoendoerffer, Pontecorvo ou Siri ont pris la caméra.
Les conflits liés à l'Indépendance de l'Algérie n'ont été reconnus comme guerre qu'en 1999 par la république française. Durant de longues années, la honte nationale fut telle que bons nombres d'œuvres cinématographiques passèrent inaperçues ou furent censurées par le gouvernement français. Plus de 45 ans après l'Indépendance de l'Algérie, les allusions à ce chapitre douloureux pour la fierté française se résument à une double page dans les livres d'Histoire et à une poignée de films diffusés en France.
Contrairement à la 2de Guerre Mondiale ou à la Guerre du VietNam, la France n'a pas fait sa catharsis pour la Guerre d'Algérie par la voie du Cinéma, mais par celle de la littérature. L'inspiration cinématographique offerte par la Guerre d'Algérie nous a offert, malgré tout, quelques chefs d'œuvres, malheureusement introuvables en France car tombés dans l'oubli. On peut notamment citer des films tels que : Avoir 20 ans dans les Aurès, Les Oliviers de La Justice ou encore R.A.S. .
(Petite note des blogers : une vidéo a été réalisé par Pierre et Richard et fut présenté comme production du TPE. Elle sera insérée à l'article dès lors que nous l'aurons publié sur YouTube)Pierre, Richard & Guillaume