19 juin 2002.
Une journée à priori comme les autres. C'est le cas, sauf pour les quelques dizaines de milliers de spectateurs qui se ruent en salles pour voir Spider-Man. Un budget impressionnant, un réalisateur confirmé, une campagne publicitaire efficace. Tout ce qu'il faut pour faire un succès. Erreur : c'est un déluge, un sommet, un record. Et pour cause. Plutôt que de s'attarder sur le côté purement spectaculaire de son histoire, Raimi s'embarque dans une love story intimiste. C'est bien simple, ce film vise juste à tous les niveaux. Le genre d'oeuvre qui vous laisse avec des étoiles plein les yeux. Le spectacle est total, d'une sensibilité candide mais jamais niaise. 2h d'émotion pure, d'action virevoltante et de surprises ahurissantes. Même la séquence finale tourne le dos au happy-end de rigueur pour livrer, après un climax démentiel, une séquence touchée par la grâce, d'une simplicité désarmante. Inutile de résister : tout spectateur un tant soit peu sensible fond en larmes, avant de sentir son rythme cardiaque tripler de vitesse durant un plan final somptueux, porté par le score magnifique de Danny Elfman. Et dire que ce n'était qu'un début...
14 juillet 2004
Attente insupportable que ces deux années. Terrorisé à l'idée que Raimi nous déçoive (ce qui serait logique vu le degré de qualité du premier épisode), j'entre dans la salle diffusant Spider-Man 2 avec crainte. Honte à moi. Ce deuxième volet, d'une cohérence sidérante par rapport à ce qui a précédé, a décidé de mettre tout le monde sur les rotules : c'est réussi, public et critique lui font une standing ovation. Amplement méritée d'ailleurs, tant Raimi et son équipe livrent un travail édifiant de complexité. Effets spéciaux et acteurs font plus que fusionner à l'écran, ils se confondent, se renvoient la balle avec un plaisir égal à celui que prend Sam Raimi à les filmer avec la démesure qu'ils imposent. Cet homme n'est pas un metteur en scène, mais un magicien. Il capte toutes les nuances d'un script riche et passionnant, et donne une classe, une beauté intemporelle et une dignité bouleversante à l'histoire qu'il nous conte. Grandiose, inédit et poignant, Spider-Man 2 vise en plein coeur et égale (de loin) son modèle. Préparez vos mouchoirs. Et votre ceinture de sécurité.
1er mai 2007
Jamais deux sans trois. N'y allons pas par quatre chemins (contrairement au film, qui réussit l'exploit de traiter avec une même inventivité le destin de quatres "personnes" hors du commun) : Spider-Man 3 épuise le dictionnaire des superlatifs. Si novateur, beau, osé, dingue, ambitieux, risqué, émouvant, sensible qu'il bloque tous nos reflexes. Il s'agit là d'un chef d'oeuvre absolu et immortel, qui vous possède de toutes parts de la première à la dernière image. Sam Raimi défie le ridicule dans des ruptures de ton hallucinantes, surpasse tous ses prédecesseurs en matière de films comic-book, et remplit l'écran de tableaux sublimes. C'est un état de grâce continu, un festival de scènes magiques et d'émotions fortes qui nous rapproche un peu plus de personnages qu'on pensait parfaitement connaître. Preuve est faite que la perfection existe : Sam Raimi l'a atteinte avec cette conclusion thématique idéale, bouleversant requiem et invitation au rêve d'une puissance inégalable. On en ressort terrassé, le cerveau saturé d'images resplendissantes et le coeur étreint par une émotion rare : celle d'avoir assisté à un spectacle ultime. Love you, Spidey...
Difficile de savoir vers quoi va s'orienter la carrière du grand Sam après de tels exploits filmiques. Mais l'homme nous prouvant depuis plus de vingt ans qu'il sait surprendre ses spectateurs (et ses fans) comme personne, on se dit qu'il n'a pas fini de marquer l'Histoire du Cinéma. "Vivement Evil Dead IV" ?
Notes :
Spider-Man --> 19/20
Spider-Man 2 --> 19/20
Spider-Man 3 --> 20/20



