Image ci dessus : "Un homme en sueur, un orifice doré très convoité... Non, vous n'êtes pas sur pervert-store.com mais bel et bien en train d'admirer une critique du Seigneur des Anaux Anneaux." - (Excusez mon esprit tordu)
Bon... Quelque chose d'épique... voyons voir... La Chair et le Sang ? Non. Je laisse à Guillaume. Chevalier ? Pas assez épique. Braveheart ? Too much... Bon, quelque chose d'épique et fantastique alors ? Ah, we've got a winner !!!
Le Seigneur des Anneaux
De Peter Jackson
La Communauté de l'Anneau
Jour spécial que ce 19 décembre 2001, alors qu'à 10 ans quasiment révolu, pressé par une foule étonnament dense et poussé par un frère enthousiaste et un père Tolkienophile, je pénètre dans le multiplexe fraîchement construit en bordure de ma belle ville. Confortablement installé dans mon siège, je sais que 3h de spéctacle m'attendent. Ce n'est pas du spectacle. C'est du grand art. C'est l'apogée du cinéma. L'orgasme audiovisuel.
Certes, mon jeune âge ne me permet pas d'apprécier à sa juste valeur la puissance de la chose, l'importance artistique de la vision offerte par ce Neo Zelandais méconnu. C'est choqué par tant de couleurs, de sons, que je sors de la salle ; un petit peu nauséeux, écoeuré par la noirceur et la violence de La Communauté de l'Anneau. Et ce n'est qu'à sa sortie DVD que je réenvisage le film. Intemporel, grandiose ; épique et magistral. Ca m'épate, et une révision récente me confirme à quel point ce film est important dans le cinéma mondial.
Peter Jackson a su donner à son métrage, grâce à une équipe technique complice, professionnel et courageuse, la vision que Tolkien se faisait de la Terre du Milieu. Tout est bon, tout est beau, et 3h20 d'un tel spectacle, ce n'est pas assez.
Les Deux ToursAller voir la suite de La Communauté de l'Anneau semblait obligatoire aux mâles de ma chère famille. Une foule plus dense, un frère plus enthousiaste, un père Tolkienophile au dernier degré et moi même, devenu fan entretemps, nous pressions à l'entrée de la salle 12 du Kinepolis. Et mon premier mot après 2h58 de contemplations béates et bouche ouverte est (et là c'est la classe) : « Pu-tain ». (Je rappelle que je suis encore candide à l'époque. A peine 11 ans quasiment révolus et déjà un langage ordurier...!). La réaction paternel est la même. Mon frère fait son blasé mais une grande émotion l'étreint, et cela se voit.
Jackson poursuit son œuvre, allant crescendo dans la puissance des propos tenus, clouant litteralement le spectateur à son siège lors de l'incroyable scène de la bataille (et même pendant tout le film). La fresque peinte par ce génie du cinéma s'impose comme étant une des plus grandes jamais réalisées. Ne négligeant aucun élément, offrant la même vigilance à sa mise en scène qu'à ses effets spéciaux, le papa de Brain Dead réussi à battre Ben Hur d'un point de vue épique et le Titanic d'un point de vue émotionnel : que Citizen Kane s'accroche à sa place de « Meilleur film de tous les temps », car Jackson prépare déjà la cerise sur le gâteau, la touche finale de sa trilogie, ce qui restera certainement comme son œuvre maîtresse :
Le Retour du Roi
Le rite de Noël nous imposait, comme à des centaines d'autres familles, de se regrouper dans la salle n°12 du multiplexe, pour enfin savoir quelle serait la finalité de cette quête débutée 2 ans auparavant. Frodon jetera-t-il son anneau, jalousement sauvegardégardé, dans la Montagne Sacrée ? Aragorn gagnera-t-il la bataille pour la Terre du Milieu ? Arwen survira-t-elle ? C'est dans un déchaînement de rage, de lyrisme, d'onirisme que l'on croyait intransposable sur grand écran que les réponses sont données. Grandiose. Immortel. Le troisième orgasme audiovisuel en deux ans. La scène de la bataille est un des plus grands moments que le cinéma nous ait offert. C'est parfait. Comblé, tout le monde l'est. Et ça, c'est beau.
En résumé : La Trilogie est un délice pour les sens, une expérience unique, un grand moment de cinéma. Plus aventureux qu' Indiana Jones, plus fantastique que Star Wars, plus classe que Spiderman. Le géniteur de Bad Taste a réussi à faire vivre l'imagination de Tolkien, et avec un brio incomparable. En deux mots : merci Peter !
La Communauté de l'Anneau => 18/20
Les Deux Tours => 19,5/20
Le Retour du Roi => 20/20La Trilogie => 20/20
Pierre